Ceci est mon carnet de bord(el) contre le burn-out créatif

Avant toute chose, si vous souffrez d'un burn-out (quel qu'il soit) et/ou de dépression, faites-vous suivre par un professionnel de santé. Tout ce que j'écrirai dans cet article n'est pas le résultat de compétences dans ce domaine ni d'études. Je ne suis qu'une nana qui en est à son second burn-out créatif (et peut-être même que c'est le premier qui n'a jamais vraiment pris fin, allez savoir).

Certaines des entrées de ce carnet de bord(el) numérique seront développées sur mon Patreon. La plupart nécessiteront un abonnement payant pour des raisons évidentes 1) de maintien relatif de ma vie privée, 2) des sujets sensibles abordés. (Je veux m'assurer que les gens qui me liront auront choisi de tomber sur ces notes.) Le présent article reste tout public, là où l'espace de mon Patreon contient quelques Trigger Warnings : dépression, deuil, suicide.

Dimanche 2 août 2026 : j'adore la vibe des mois d'août.

En août, il y a déjà un air de rentrée (raison pour laquelle je détestais qu'on ne parte plus en vacances en juillet). Et c'est particulièrement vrai cette année.

Je reviens de trois semaines de vacances dans mon salon, à bouquiner, à mater des séries et des films (surtout ça) et à endurer une semaine de travaux à la maison (ambiance radio de 8-9 heures à 16 heures, l'enfer pour quelqu'un qui, comme moi, déteste la radio – ça ne fait que parler ou la musique diffusée me fait horreur). L'enfer, c'est la musique des autres. Voilà ce que j'en dis.

Demain, je reprends le chemin du bureau (en haut de l'escalier, deuxième porte tout droit). J'ai aussi et surtout l'impression de faire le grand saut dans mon objectif de ce mois d'août pas comme les autres : le développement de techniques pour maintenir une créativité sereine. Parce que la maintenir, c'est le plus dur ; quand elle te prend à la gorge et que tu cèdes parce que tu réponds aux lois impitoyables de la productivité sur le Net.

C'est un poison, la productivité sur le Net. Tout le monde veut t'apprendre à (mieux) gérer ton temps. Tout le monde y va de son petit commentaire sur TA gestion de TON temps. >> Lire la suite sur Patreon <<


Jeudi 6 août 2026 : j'ai une grande histoire d'amour-haine avec les réseaux sociaux.

Beaucoup trop compliquée pour vous en faire le grand déballage ici, alors, je vais me contenter des lignes directrices, puis de vous rediriger vers cinq articles de blog et vidéos YouTube qui ont décortiqué le sujet 1) mieux que moi et 2) sous plein d'angles intéressants.

Les réseaux sociaux, donc. De l'époque formidable où l'on pouvait atteindre le bas de la page sur Instagram à l'infini scrolling d'aujourd'hui, quand on passe plus de temps à ingurgiter des contenus que l'on n'a pas choisis, plutôt que les contenus des gens que nous suivons.

C'est la faute de l'algorithme, du capitalisme, du toujours plus. C'est en partie vrai, mais le gros, gros problème des réseaux sociaux, c'est nous : les consommateurs.

J'ai défoncé nos habitudes (de consommateurs, donc) dans un article : créativité réelle vs. celle des réseaux sociaux, limitation de notre usage, 4 astuces pour sortir du cercle infernal des réseaux sociaux + des ressources que j'ai dénichées (articles, vidéos). >> Lire l'article sur Patreon <<


Samedi 8 août 2026 : une semaine où j'ai énormément créé.

Il faut croire que ces trois semaines de vacances m'ont fait du bien. (À ce propos, je rejoins totalement l'avis d'Aemarielle sur le sujet, cf. son article de blog sur la difficulté de lâcher prise quand on est entrepreneuse.)

J'ai tellement avancé sur les visuels pour la vente des stickers qu'il ne m'en reste que quelques-uns à peindre (puis à prendre en photo super top qualité, puis à détourer en ajoutant la bordure blanche, puis à créer les fiches-produits, puis à mettre en ligne). Ça a été ma bulle pendant quatre grosses journées, à regarder des vlogs et à reprendre Supernatural où je l'avais laissée il y a presque 20 ans. (Comment ça, presque 20 ans ?)

Pour me suivre dans ce mois de Carnet de bord(el), je me suis préparé un traqueur d'habitudes. C'est purement exceptionnel parce que j'ai laissé tomber ce genre de traqueur (et même le Bullet Journal tout entier) il y a deux bonnes années, au moins.

J'ai développé ce problème avec les traqueurs (d'habitudes ou d'émotions) qui consiste à ne faire les choses que dans le but d'harmoniser une page de carnet : de satisfaire mes propres attentes ; d'être dans le "m'as-tu vu" plutôt que l'intention réelle. Mais, parfois, je ressors cet outil pour une durée déterminée (ici, le mois d'août), surtout quand je veux reprendre les choses en main, quand je sens que j'en ai besoin. Et ça a payé (même si j'avais l'impression d'avoir foiré ma semaine) ! (J'en reparlerai sûrement parce que j'ai beaucoup de choses à dire là-dessus.)


Dimanche 9 août 2026 : où ma créativité s'auto-alimente.

C'est un dimanche matin comme je les aime (sauf pour le réveil à coups de canon pour la Saint-Laurent – c'est la douzième année, mais je n'ai toujours pas intégré l'évènement, et puis ça n'a pas plu à Fogg).

La nature tourne à son rythme... et moi aussi. Une tasse de thé, toujours, celle du matin, toujours le même parfum ; preuve que je l'aime quand même un peu, ma routine. (J'essaierai de revenir sur le sujet ce mois-ci.)

Un petit tour dans le jardin en pots ; les coloquintes décoratives grandissent et font plein de fleurs ; j'ai aussi quelques framboises à ramasser.

L'été n'est pas étouffant en ce moment. Il fait encore trop chaud pour promener Fogg comme on le voudrait, mais il profite du transat et joue dehors. Moi, j'ai fait une rapide rétrospective de la semaine dernière, dans ma tête, et je crois avoir de la matière pour un nouvel article.


Lundi 10 août 2026 : j'ai peut-être foiré ma semaine, mais est-ce que c'est grave ? (Non.)

Pour la reprise, j'ai pensé que poster sur Threads mes objectifs de la semaine serait un bon prétexte à me démerder pour les atteindre. Alors, outre le fait que tout le monde s'en fout (et je le comprends), est-ce que je n'ai pas plutôt contribué à me culpabiliser ? Est-ce que je n'ai pas ainsi relancé la notion d'échec complètement pétée à laquelle nous habitue la société dès l'enfance, avec les notes scolaires ; une notion dont je m'étais pas mal détachée ces dernières années ?

Alors, oui et non.

Pour commencer, je ne recommande pas ce déballage d'objectifs 1) si vous ne vous sentez pas capable de les atteindre, 2) si vous avez déjà une faible estime de soi, 3) si vous tenez à atteindre ces objectifs pour "épater la galerie" ou satisfaire les attentes d'une tierce personne, plutôt que pour vous-même et votre satisfaction.

Petite note très, très sérieuse : ne suivez pas les défis de tous les gens que vous croisez sur les réseaux sociaux. Ils ne sont pas adaptés à tout le monde, et chacun avance à son rythme, c'est normal.

Moi, mon rythme, c'est le cerveau qui file à 100 à l'heure (= mécanisme de défense). C'est très simple : je n'arrive pas à canaliser le flux d'idées qui me passent par la tête. Alors, par défaut, je m'engage dans plein de projets. C'est très stimulant de me dire que j'aurai toujours un truc à créer, sauf que je ne fonctionne pas au projet fini qui débloque le suivant parce que je suis constamment sur plusieurs projets à la fois. >> Lire l'article sur Patreon <<


Mercredi 12 août 2026 : la simplicité de peindre pour peindre (une réflexion sur le bruit numérique).

Jeudi, je vous disais comme le bruit numérique est partout et comme nous avons perdu l'habitude d'avoir une activité sans la compléter par un bruit de fond (podcast, musique, livre audio, vidéo sur YouTube, série télé ou film). Et j'ai envie d'approfondir mon propos.

Peindre est l'activité idéale pour écouter ou regarder un truc en parallèle (là où écrire me prend 100 % de mon attention). Avec la préparation des stickers (je finis les illustrations aujourd'hui), forcément, j'ai multiplié mon bruit numérique. (C'est comme pour la semaine où on a eu des ouvriers : cinq jours de radio, le soir, j'entendais encore les morceaux qui passaient en boucle... alors qu'ils étaient partis.) Et devinez ce que j'ai aussi multiplié ? Ma fatigue.

Ici, on est team hyperacousie (avec des bruits au quotidien qui me font mal – n'est-ce pas, les gens qui mettent des répulsifs à ultrasons devant chez eux ?). Fort heureusement, je vis dans une rue très calme, et c'est justement là le problème parce que je n'ai plus l'habitude de me confronter au(x) bruit(s). Un trajet d'une heure en tram' m'épuise, alors, peindre et écouter ou regarder quelque chose...

Sauf que, en fait, le problème, ce n'est pas vraiment le bruit numérique.


Vendredi 21 août 2026 : pourquoi j'attends toujours que tout soit parfait pour lancer un projet ?

J'ai cette mauvaise habitude de n'officialiser les projets que quand tout me semble parfait, et, comme la perfection n'existe pas, je vous laisse deviner l'état de mon jardin numérique en ce moment.

Je fonctionne dans mes lancements comme je ne fonctionne pas avec l'écriture : je procrastine la tâche. C'est pénible. Non seulement, parfois, vous attendez pour voir se concrétiser un projet (que j'ai annoncé trop tôt, comme d'habitude). En plus, ça ne fait pas sérieux.

J'aurai mis deux semaines à vous annoncer l'ouverture de ma nouvelle boutique en ligne. Pas assez de choix de stickers selon moi, tous mes livres n'étaient pas disponibles, puis j'ai voulu attendre de boucler une nouvelle pour pouvoir l'ajouter au catalogue. (Nouvelle qui n'y figure pas, finalement, parce que j'aimerais qu'il y en ai un peu plus que cinq sur la boutique. 🤡​)

Je. Me. Fatigue.

Il doit y avoir une raison à ce fonctionnement, au fait que, souvent, la commande bloque. J'ai l'idée, je sais comment la réaliser, j'ai super hâte de passer aux essais, mais rien à faire, je reste dans la visualisation d'un projet qui me prendra parfois des années à élaborer (alors que rien ne le freine – en apparence, du moins).

Je me suis donc posée avec mon agenda créatif pour tenter de (me) comprendre. Je crée depuis assez longtemps pour savoir que, malgré ma capacité d'attention digne d'un Jack Russel sous acide, j'arrive toujours au terme d'un projet, mais 1) je travaille plus efficacement sous pression (et ça commence à ne plus être vivable), 2) j'en ai marre de tourner à 150 projets à la fois. >> Lire l'article sur Patreon <<

Écrit des trucs. (Fantastique et fantasy.)

Premier roman gothique sur le feu.

Mange trop de bonbons.

Team pilou-pilou.

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