Chaque été, je me consacre à l’écriture d’un roman. Pas de scripts de vidéos (ou très peu). Pas d’écriture de cours pour L’Écriturienne. Juste moi et ce roman à boucler.
Pour 2026, j’ai tardé à trouver le texte qui me suivrait pendant ces deux, trois mois. Honnêtement, là, je doute de pouvoir commencer avant fin juin. Pour la simple et bonne raison que je suis en pleine préparation, et, justement, c’est ce qui nous intéresse aujourd’hui. (Enfin, je suppose que ça vous intéresse, sinon, vous ne seriez pas là. 🙃)
Puisqu’on est entre nous, je peux tout vous dire. Oui, oui, avec le résumé et tout le tremblement.
Je n’ai aucune description assez honnête à vous proposer pour ce roman. Pas assez honnête parce qu’il est ce qu’on appelle un OVNI. C’est vrai que j’ai l’habitude de mélanger les genres : histoire d’amour entre hommes et western steampunk dans Ocre rouge, fantasy et fin du monde dans Le Tisseur d’ombres, fantastique et roman historique dans Les Murmureurs… Pourtant, avec L’autre maison, je crois que je signerai mon roman le plus ambitieux après l’hippopotame des neiges et Je suis la nuit qui s’en vient.
Marian ne nomme jamais les fantômes. Les nommer leur donne du pouvoir, et la voix enfantine qui hante la maison de Samuel n’en a pas besoin.
Des grattements dans le mur de la chambre, une fenêtre qui n’existe pas, des murmures qui s’invitent dans les pensées de Marian.
Tout a commencé par ce rêve et ces trois mots : la bouche morte.
Que cache la maison dans laquelle vient d’emménager Samuel ? Avec cette voix dans la tête, Marian est-il en danger ? N’est-ce pas là le genre de cas dans lequel il vaut mieux fuir ?
Ce roman sera un bordel sans nom à écrire. Une histoire de maison hantée, ambiance backrooms (mais ça ne saute pas aux yeux) et repères spatio-temporels qui foutent le camp.
Ce n’est un secret pour personne : les histoires de fantômes sont parmi mes préférées, autant à lire ou voir qu’à écrire. Mais voilà, j’ai un peu fait le tour des maisons hantées. J’ai l’impression d’avoir tout vu, mais, aussi, d’avoir tout écrit.
C’est toujours plus ou moins la même chose : des bruits de pas, l’air qui se refroidit, des ombres pendant une nuit d’orage, des grandes baraques vides… Les codes sont très nombreux, mais, pour autant, assez restrictifs : des atmosphères lugubres, des âmes en peine, des phénomènes inexpliqués, voire inexplicables (en tout cas, d’un point de vue purement scientifique). Peut-être que je me lasse.
Alors, j’ai décidé de donner sa chance à L’autre maison en y intégrant des codes un peu plus empruntés à l’horreur, mais en explorant aussi des thématiques très actuelles.
Si le fantôme de l’enfant est le point de départ à l’enquête de Marian, il est aussi et surtout question de la voix des morts, de la place qu’ils occupent dans notre société et de celle des vivants.
J’ai aussi choisi le cadre d’une maison hantée, car Samuel a besoin de recommencer sa vie d’une manière ou d’une autre. Malgré toute l’assurance qu’il affiche, il est perdu entre sa vie d’avant et ce qu’il projette dans cette maison. Apprendre qu’elle est hantée devrait finir de le démolir, mais il croit inexplicablement en les capacités de Marian à régler son problème.
Enfin, ce roman est surtout l’occasion de parler des vivants, de notre rapport à ce qui n’est plus (mort ou achevé) et au changement.
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